samedi 9 avril 2016

Butternut au four habillée de chèvre et sa garnison de tomates-cerise


G


Vous n'aimez pas la courge butternut (ou courge musquée, comme on l'appelle...pas) ? Eh bien figurez-vous que moi-même je ne raffole pas de son goût. Pourtant, avec la bonne combinaison d'ingrédients, elle peut vous surprendre.
La recette qui va suivre est donc selon moi un bon exemple de plat dont l'équilibre et le mélange de saveurs permet de révéler tout le potentiel de cette drôle de courge. Elle est, en outre, simplissime et extrêmement rapide à préparer (hors temps de cuisson).
Enfin et surtout, elle contient du chèvre, et si ça ce n'est pas un gage d'excellence, j'en mange mon pantalon.

Plus sérieusement, si vous n'aimez ni la courge ni le chèvre, cette recette n'est sans doute pas faite pour vous...

Pour cette recette il vous faudra un four, déjà.

Mais aussi, pour deux personnes :
  • 1 courge butternut
  • Environ 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 1 large rondin de chèvre suffisamment épais pour pouvoir le couper en deux
  • Une dizaine de tomates cerise, ou moins

Vous avez tout ? C'est parti !

Préchauffez votre four à 200°C.
Coupez votre courge en deux dans sa longueur.
Ôtez les pépins.


Enduisez chaque moitié d'une cuillère à soupe d'huile d'olive.
Salez légèrement et disposez les deux moitiés sur une plaque de cuisson puis enfournez 30 minutes.

Lavez et coupez en deux les tomates cerises.
Coupez en deux le chèvre dans la longueur.
Sortez la courge du four et remplissez les creux de tomates cerise puis recouvrez d'une généreuse tranche de chèvre.
Enfournez de nouveau pendant 15 minutes.


Et voilà. Ne mangez pas la peau. Enfin comme vous voulez mais moi je ne la mange pas.

samedi 13 février 2016

La soupe coco-épinard

V G L 

Mi-février, période critique de l'année, après les excès de Noël, les détox de janvier et la ruée sur les crêpes de la chandeleur. Il fait froid, les fruits et légumes sympas se font rares, bref c'est la déprime. Vous avez envie de soupe mais vous en avez marre du mouliné de 5 légumes de grand-maman, vous n'aimez pas le potiron, vous ne trouvez plus de patate douce cultivée près de chez vous et/ou vous avez la flemme de rincer des fanes de radis ou du cresson ? Séchez vos larmes et écoutez-moi bien car je m'apprête à vous dévoiler la recette d'une soupe plus facile à faire qu'une tresse à un poney et qui, grâce à son goût extraordinaire et à sa texture crémeuse, est venue se positionner directement au top 3 de mes soupes favorites, celles qui font du bien au corps et au moral sans donner l'impression d'être à la diète. Mesdames et messieurs, laissez-moi vous présenter : la soupe coco-épinard !


Si vous n'êtes pas fan de noix de coco ni d'épinard, je vous en conjure, essayez quand même car la combinaison des deux est magique !

Pour deux personnes il vous faudra :
  • un mixeur
  • 200 à 400g d’épinards (frais ou surgelés)
  • 1 oignon
  • 1 gousse d'ail
  • 1 conserve de lait de coco (400ml)
  • 200ml d'eau (environ)
  • 1 bouillon cube (de légumes, bien évidement)

Préparation :
  • Épluchez et coupez l'oignon et l'ail.
  • Facultatif : faites revenir dans une casserole avec un peu d'huile.
  • Mélangez dans la même casserole l'oignon, l'ail, le lait de coco, l'eau et le bouillon cube et laissez frémir pendant 5 minutes. Si vous utilisez des épinards surgelés, ajoutez-les également et faites chauffer jusqu'à décongélation totale.
  • Si épinards frais, ajoutez-les après les 5 minutes de cuisson et retirez du feu assez rapidement.
  • Mixez jusqu'à obtention d'une soupe bien lisse.
  • Servez et dégustez.

Alors, heureux/ses ?

À table !

Vous aimez les saveurs nouvelles, les couleurs, la gastronomie, partager un bon repas avec vos proches, cuisiner ou même tout simplement manger ? "Ben bien sur, c'est un plaisir de manger !" Cette rubrique est faite pour vous !

Elle est 100% végétarienne mais ne fuyez pas, quelle que soit votre confession alimentaire, vous y trouverez de quoi faire sautiller vos papilles.


Car oui, il est possible (et même facile) d'avoir plaisir à manger quand on est végétarien. Vous pourrez découvrir ou montrer à votre entourage que végétarien ne rime pas avec frustration, carence ou bourdon, mais bien avec festin, malin et sain.

Préparez vous à une avalanche de recettes tellement savoureuses que les plus irréductibles carnivores y succomberons et en redemanderons.

Ma garantie satisfaction ? Ma deuxième moitié qui est d'ordinaire friand de tous les mets à base de viande et de poisson n'en mange quasiment jamais à la maison. Non pas parce ce que je l’y force, mais parce qu’il raffole de ma cuisine végétarienne, tout simplement.

Vous trouverez donc ici recettes, trucs et astuces, bon plans végétariens, mais aussi soutien et réconfort. Car être végétarien ça n'est pas toujours du gâteau et qu'il est par moment difficile de faire face à la solitude et à l’incompréhension.

Je vous laisse sans plus attendre explorer cette nouvelle catégorie et partager vos impressions.

Pour faciliter la navigation des végétaliens et intolérants au lactose ou au gluten, j'utiliserai la légende ci-dessous en début d'article:

V = Végétalien
G = Sans gluten
L = Sans produits laitiers (d'origine animale, s'entend)

dimanche 22 novembre 2015

Un vent de féminisme

Avec la sortie récente de Suffragette et de He named me Malala (Il m’a appelée Malala), le féminisme a le vent en poupe ces derniers temps !




Suffragette nous rappelle la situation des femmes en Angleterre au début du 20e siècle et la violente lutte par laquelle il leur a fallu passer pour obtenir le droit de vote.

Réalisé par Sarah Gavron, le film est marquant et son casting envoie du lourd.

Soyons clairs, si vous alliez voir Suffragette pour Meryl Streep vous allez être déçus. Non pas par sa performance mais du fait qu’elle n’y apparaît que quelques minutes à peine. Mais consolez-vous, les autres actrices (Helena Bonham Carter, Anne-Marie Duff, Carey Mulligan…) sont toutes formidables et émouvantes.

Au-delà d’une simple leçon d’histoire, le film nous projette dans la vie d’une famille de l’époque et ne se limite donc pas à la question du droit de vote des femmes, acquis progressivement en Angleterre à partir de 1918. Car comme vous le savez peut-être, autrefois la vie des femmes, en Angleterre comme en France, était régie par leur mari que la loi (française du moins) établissait officiellement comme le chef de familleÀ ce titre, celui-ci détenait l'autorité sur la famille, femme et enfants, et contrôlait seul le patrimoine du ménage (argent, logement, et tout ce qui s'en suit). Pour couronner le tout, il était impossible d’obtenir un divorce et de se délivrer ainsi de l'emprise de son mari. Ambiance.

Alors tout cela est naturellement révoltant sur le principe mais on ne se représente pas nécessairement l’impact concret de ces dispositions dans la vie quotidienne et notamment sur la perception qu’a une femme de sa vie, de son avenir et de sa place dans la société.
Suffragette vous plonge dans la peau de ces femmes et vous offre cette vision peu reluisante de ce qu'était notre société il n'y a pas si longtemps. Et ça fait un choc, même lorsque l’on connaît la théorie.

Si tous ces problèmes nous paraissent aujourd’hui lointains et presque surréalistes, n’oublions pas que l’égalité homme-femme est encore loin d’être acquise en France, en Angleterre et dans bien d’autres pays. 

Meryl Streep lors du discours de Patricia Arquette en faveur de l'égalité des salaires à la cérémonie des Oscars 2015.


Dans certains, il reste énormément (voire tout) à faire. He named me Malala nous donne l'exemple du Pakistan où il ne fait actuellement pas forcément bon vivre lorsque l'on est une femme.




He named me Malala revient sur le destin incroyable de Malala, prix Nobel de la paix à 17 ans, qui promeut la scolarisation des jeunes filles dans le monde, après que des talibans lui ont tiré dessus pour s’être battue pour aller à l’école dans son propre pays, le Pakistan. Oui, rien que ça.

Alors attention, c’est un documentaire. Et je ne vous cacherai pas que j’ai trouvé les premières 10-15 minutes assez laborieuses. Mais j’ai finalement été emportée et profondément touchée par l’histoire.

Le film est évidemment intéressant pour son message d’égalité et son véritable plaidoyer pour l’éducation. Mais il nous raconte également comment le village natal de Malala, Mingora, a été ravagé par les talibans qui y ont progressivement pris le pouvoir, détruisant entre autre les écoles, tuant sans merci, inspirant la crainte, oppressant chaque jour un peu plus le peuple et lui ôtant tout espoir de bonheur et de liberté.

Paradoxalement, au travers de Malala et de sa famille, le film montre une image très pacifique de la religion musulmane, ce qui ne fait pas de mal par les temps qui courent.

Certains passages sont dessinés, ce qui ajoute une touche de douceur et de poésie assez bienvenue.

On en ressort malgré tout assez pessimiste car si Malala a survécu et se bat encore, c’est en dehors de son pays, qu’elle a dû fuir pour sa survie et dont elle semble recevoir un soutien assez mitigé. La situation paraît donc assez désespérée pour qui reste sur place.

Malala nous donne tout de même une belle leçon d’opiniâtreté et porte un message de paix qui je l'espère touche aussi les habitants du Pakistan.


En conclusion, je vous recommande de regarder et faire connaître ces deux films aux héroïnes courageuses et déterminées qui se battent au péril de leur vie pour faire entendre leurs droits.

dimanche 8 novembre 2015

Je ne m’énerve pas...


Peut-être avez-vous constaté, vous aussi, une tendance prononcée à la bande-annonce d’un quart d’heure (attention légère exagération). Je ne parle pas là du créneau dédié aux bandes-annonces dans leur ensemble mais bien de la durée de la bande-annonce elle-même qui est progressivement passée ces dernières années de quelques secondes à quelques MINUTES.

Que les films passent d’une heure et demi à trois heures, je n'y vois pas d'objection (sauf s'il s’agit de 3 heures de souffrance). Mais un tel allongement pour les bandes-annonces n’a aucun sens et va à l’encontre de leur fonction même ! On ne veut pas voir un résumé du film, on en veut un bref aperçu. Contrairement à l’élève qui lit sournoisement le résumé du Père Goriot pour ne pas avoir à se farcir le livre entier, le spectateur qui regarde une bande-annonce va potentiellement choisir d’aller voir le film !

Est-il donc impossible de nos jours de trouver une bande-annonce pudique d’une trentaine de secondes qui en dévoile un peu mais pas trop, juste de quoi vous mettre l’eau à la bouche ?

On arrivait déjà en 30 secondes à épuiser tous les gags d’une comédie raté, le suspens d’un mauvais thriller et l’intrigue d’un navet. Mais alors avec deux, voire parfois même TROIS minutes, plus aucun film ne résiste à l’épreuve !

Enfin aucun, c’est sans compter sur les films type James Bond dont la bande annonce contient toujours les éléments classiques d’une recette bien connue : explosion – baston – roulage de patin – course poursuite – explosion, mais dont on ne se lasse pas et qui ne sont jamais sans réserver quelques surprises.

À côté de cela, il existe encore quelques irréductibles gaulois qui arrivent à feinter le public en beauté pendant plus de 2 minutes, et là je dis chapeau bas.


Je pense notamment à Gone Girl, dont la bande-annonce nous donne l’illusion d’avoir complètement cerné la trajectoire du film alors qu’en fait pas du tout. 

Mais les exemples sont rares. Ainsi, pour ne pas prendre de risque, j’ai récemment résolu d’appliquer une méthode de section des bandes-annonces après environ 30 secondes. Je coupe net quoi qu’il arrive, même si je suis encore sceptique ou indécise. Pourquoi tant de brutalité me demanderez-vous ? Eh bien aux grands maux les grands remèdes, c’est la seule solution que j’ai trouvée pour préserver un tant soit peu le mystère. Et je m’en félicite car cette ruse a été salvatrice pour Sicario.

Une autre technique, plus extrême, consiste à refuser tout bonnement de regarder la moindre bande-annonce, quelle que soit sa durée, et aller voir le film à l’aveuglette.
Même si je comprends cette préférence, cette méthode n’est pour moi pas concevable.
D’une part elle n’est pas sans risque. La bande-annonce me permet quand même de filtrer bon nombre de déchets car je suis de ceux qui se fient à leur instinct et ne consultent que rarement les critiques pour choisir un film (quelle ironie, n'est-ce pas ?).
D’autre part, regarder les bandes-annonces a pour moi toujours été un véritable plaisir à tel point que je fais (ou du moins faisais) en sorte d’arriver au cinéma parfaitement à l’heure pour ne pas les rater, quitte à me farcir également 20 minutes de pub au passage.
Je suis donc bien en peine de ne plus pouvoir savourer cet instant en toute sérénité.

En arriver à redouter les bandes-annonces c'est quand même dommage non ?

Legend



Legend c’est l’histoire des frères Kray, Ronald et Reggie, célèbres gangsters anglais du Londres des années 60.
Enfin, célèbres, pas nécessairement en dehors de l’Angleterre (je n’en avais personnellement jamais entendu parler). Suffisamment toutefois pour qu’un réalisateur américain, Brian Helgeland, s’intéresse à leur histoire.
Si je ne suis pas sûre que le film ait eu le même retentissement en France (à vous de me le dire), il a incontestablement fait grand bruit au Royaume-Uni.
Cela dit, connaître les personnages au préalable n’a pas grande importance. On y va aussi pour découvrir leur histoire. Et il n’est ma foi pas déplaisant d’apprendre des choses au cinéma.

Le côté remarquable du film tient dans le fait que les deux frères sont joués par le même acteur, Tom Hardy, qui lui est anglais. Sa performance est impressionnante et le montage et la mise en scène sont habiles. De ce point de vue, le film est une réussite. Pas un instant on ne remet en question la présence de deux personnages distincts et très différents l'un de l'autre. Reconnaissons qu’arriver à rendre Tom Hardy repoussant, cela relève de l’exploit !

À part cela, il s’agit somme toute d’un film de gangsters assez classique, à la différence peut-être qu’étant anglais, ceux-ci font preuve de plus de "retenue" dans leur comportement et moins de monde se fait ainsi dézinguer.
Le film est malgré cela d’une grande violence, du genre qui vous met mal à l’aise, et qui est parfois complètement superflue (je pense par exemple à la scène de torture chez le gang adverse).

L’autre particularité de l’histoire est la relation entre les deux frères jumeaux et la maladie du second (Ronald).
Mais au bout du compte les conséquences sont fatalement les mêmes : impossible rédemption, destin tragique de la compagne, naufrage...
Alors certes, on sait dès le départ que tout ça va mal finir mais on se laisse prendre au jeu et tout comme la jeune et naïve Frances (Emily Browning) on veut croire à leur charmante romance. Mais ça rate, invariablement, et on est déçus. Frances s'en sort cependant avec un peu plus de dignité que d'autres (telles que Ginger dans Casino par exemple).

Le film est drôle par moments mais dans un style un peu gênant. Le petit fan club de Ronald composé de deux fidèles blondinets est, lui, tout à fait irrésistible.

Autre détail, l’argot et l’accent Cockney des personnages, plus vrais que nature, rendent certains passages assez difficiles à comprendre en VO et ce, même pour un natif anglais qui ne serait pas du milieu.

En somme un bilan mitigé. Je dirais que c’est bien mais pas top, un peu lassant si vous en avez vu d’autres et trop long à mon goût. Mais le film vaut tout de même le coup d’œil et je ne vous dissuaderai pas d’y aller.



mercredi 21 octobre 2015

Sicario



Sans aucune information préalable sur le film et en regardant mes 30 secondes réglementaires de bande-annonce, j’ai tout de suite pensé « Uuuurrh ! Un énième film américain bien manichéen dans lequel les problèmes et les méchants viennent de l’étranger. Encore une histoire de drogue assaisonnée d’une bonne dose de violence dont les États-Unis vont sortir en héros délivrant le peuple du mal.

Si vous étiez également réticents (à supposer que vous n'ayez pas regardé dans son intégralité la bande-annonce officielle qui dévoile grosso modo tout le film, et à supposer encore que vous ignoriez comme moi, que le film avait été nominé pour la Palme d'Or au festival de Cannes), détrompez-vous, car la perspective du film n’est pas du tout celle qu’il y parait.
Il s’agit bien d’américains se battant pour démanteler un cartel de drogue mexicain mais pour autant, on est loin du stéréotype classique du bon gros film d’action à l’américaine et le film prend assez vite une tournure inattendue, laissant le spectateur (ou en tous cas moi) absorbé et aussi circonspect et désemparé que son héroïne.

Très bien réalisé, le film captive, la musique remplit son rôle à merveille, Emily Blunt (qui ne nous le cachons pas, a pesé lourd dans la balance quand il s’est agi de choisir le film) est à la hauteur de sa réputation. Les autres acteurs sont d’ailleurs tous impeccables. On m'indique même dans l'oreillette que Benicio Del Toro a été récompensé d'un Hollywood Film Award pour sa performance. J'ai eu pour ma part une petite pensée pour Victor Garber qui sera toujours pour moi Monsieur Andrews remettant sa pendule à l’heure dans Titanic, ce qui m’a un peu fait sourire dans cette histoire très sombre à l'atmosphère tendue.

En somme, un film puissant que je recommande sans réserve.

En revanche je ne vous cache pas que ce n’est pas gai, voire à tendance assez violente. Âmes sensibles s’abstenir.

Si vous en voulez plus, poursuivez la lecture après cet avertissement: attention spoiler.



Sicario dépeint, je le crains, une image assez réaliste de la situation, tant des ravages des cartels au Mexique que de ceux des méthodes d’investigation des États-Unis, avec toutefois la légère illusion que tout ceci ne se passe qu’en dehors de leur territoire. C’est aussi ce qui le rend très intéressant de mon point de vue.

On vit vraiment le film au travers de cette héroïne dupée, brisée et impuissante jusqu’au bout, à qui l'on dit que le seul moyen d’arrêter un tel fléau est de recourir aux méthodes mêmes que l’on se bat pour éradiquer et de devenir un adversaire aussi monstrueux que celui que l’on combat.

À la fin reste une question : quelle est la raison pour laquelle l’héroïne ne tire pas quand elle en a l’occasion ? Est-elle simplement incapable de commettre un meurtre de sang froid hors du cadre de la légitime défense et de s’abaisser au niveau de l’« ennemi » dévoilé, est-ce la peur des conséquences d’un tel acte (sur la mission, sur sa carrière, sa liberté, voire sa vie) qui la retient, ou bien admet-elle que sa cible est finalement un mal nécessaire ?

Quoi qu’il en soit, voilà un film qui donne à réfléchir sur les vertus et les limites de la droiture, sur le poids de la fatalité et le sens de la vengeance.